Partagez | 
 

 a thousand silhouettes dancing on my chest (yulia)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
BETWEEN GODS AND BEASTS
avatar
Dragomir Kuryakin
BETWEEN GODS AND BEASTS
HIVERS : : 24 ans. BRATVA : : Fils de la Severovitch, il y est entièrement dédié. BRANCHE : : Les Noces Ephémères. LABEUR : : Bratok servant de chien de garde aux lupanars ainsi que chauffeur de voiture de luxe aux ombres du jour. CAPACITÉ : : Théurgie. NIV. : : Niveau 1 SYNDROME : : Hallucinations auditive. IMPOSTURE : : Chauffeur de voitures de luxe. STATUT : : La solitude prisonnière de la chair. ÉCHOS : : Gamin devenu Vor, sa hargne fait autant frémir que respecter. ROUBLES : : 96 TEINTE : : firebrick MÉFAITS : : 109 ID & GUEULE : : DIRGE. & Maxence Danet-Fauvel ESSOR : : 0/3 CRÉDITS : : balaclava(ava); wild heart(sign); hermicnes.tumblr(gifs) ERRANCE : : 17/09/2016
Lun 31 Oct - 18:12
____________________________________________


You are invulnerable.

Didn’t they deliver the certainty of dust?
Know this: in some way you’re already dead.
Le ciel s’était éteint et la ville n’était qu’émois. Au fond des bars où tous s’oublient, Dragomir pouvait entendre les cris des filles. Celles de joie, celle de rien, ces petites catins ululant toute la nuit durant afin d’attirer leurs proies au fin fond de leurs filets. Elles chantaient toutes, ces bagasses sanctifiés par le regard des voyeurs, attirant les marins à leurs rives, détournant du droit chemin les voyageurs dont elles ne feraient qu’une bouchée, à l’instar des roussalki oubliés de ces contes racontés aux enfants pour leur faire peur la nuit. Il les voyait faire, l’allumeur d’étoiles, celui qui passait ses nuits à chasser le soleil avant de se retrouver terrassé par ses rayons. Il les observait indifférent, artisan fier de la beauté de ses poupées, maigre bateleur menaçant de se rompre le cou pour toutes ces sylphides composant sa famille une fois la nuit tombée. Les néons blafards striant la voute céleste de leurs couleurs criardes arrivaient à consumer les rétines du presque homme. Celui-ci même dont l’encéphale usé par les heures d’éveilles peinaient à fonctionner. C’était comme si quelqu’un était venu fouiller à même le claveau de ses songes, mélangeant les étoiles tatoués sous ses paupières au point d’en troubler l’encre de ses pensées. Le Kuryakin peinait à fonctionner, les miasmes de ses rêves à moitié consommés s’échappant des nappes nacrées de fumée qu’il recrachait péniblement entre deux taffes de sa cigarette. Le froid s’était abattu sur la ville cette nuit-là alors que l’amante opaline du brun s’amusait de voir ses enfants affublés de leurs plus belles parures.
Les doigts glacés, la sueur froide collant à son échine, son attire émaciée peinait à protéger le clébard du temps se faisant de moins en moins clément. Naufragé au milieu de ces couches de vêtements rapiécés de la pire des manières, il peinait à garder sa propre chaleur, les mains fourrées dans les poches trop larges de son caban. Trainant les pavés, humant les allées noires de ces endroits d'oublis, le gamin écumait les bars, ces lieux de déperdition  où ses belles avaient l'habitude de dévorer leurs amants. Chien de garde forcé d'attendre au pied levé l'ordre de ses supérieurs, il n'avait pas même d'os à ronger pour calmer ses nerfs dont la chair à vif lui donnait envie d'écraser son poing dans la première gueule un peu trop symétrique à son goût. Les heures peinaient à s'écouler et plus le temps passait moins Dragomir arrivait à arracher à son être aux marasmes étouffant dans lequel il s'enfonçait. Le pas de plus en plus lourd, le regard bien trop noir pour cet azur emplissant ses prunelles, il luttait contre cette fatigue hurlant en sa chair au point de peiner à tenir sur ses propres fondations. Bête n'ayant d'autre ennemi que sa propre carne, il mugissait aux confins de ses pensées contre la veilleuse des nuits le libérant au petit matin sans qu'il ne puisse trouver le sommeil. Sous ses yeux, les coups violacés laissés là par la voix dans sa tête donnaient à son teint pâle les cicatrices nécessaires afin de parfaire la beauté de ce dévot ne tenant en un morceau qu'à la force de ce fil ténu que formait sa ténacité.
Gamin frissonnant, frère imaginaire d'une petite fille aux allumettes prêt à s'éteindre à son tour, la fièvre l'avait fauché sans même qu'il ne perçoive l'ombre abhorrée de la pernicieuse. Fébrile, brindille se mouvant à la manière d'un char d'assaut, malgré cette faiblesse ralentissant son être, il ne redoutait pas ces hyènes le défiant de leurs prunelles moqueuses. Bien incapable de lutter contre les mouvements erratiques du sang se mouvant dans ses veines, incapable de faire la sourde oreille à la bête rugissant au creux de ses entrailles, son poing s'arrêta instinctivement sur la première pommette à sa portée. Clébard mal éduqué, enfant s'amusant dans le costume trop large d'adulte, il ne dansait que pour les beaux yeux de l'éternelle pendue dans le firmament. Il ne se mouvait que pour l'amante nichée au fond de son encéphale, voix le tourmentant qu'il haïssait autant qu'il pouvait en apprécier la présence. La nuit avait été calme, trop calme pour le marteleur de visages dont les phalanges intactes hurlaient à l'agonie d'une nuit dont le sang était exempt. Perdu au cœur de ce brouillard alanguissant ses pensées, ses mouvements avaient quelque chose de chroniques. Il répétait ces gestes tant mémorisés au point que leur enchainement ressemblait à la mélopée d'un corps se donnant à l'infini. Toutes ces belles n'auront qu'à l'attendre, ces poupées de chiffons, ces poupées de dentelles, dont il rêvera en plein éveille une nouvelle journée durant. Elles pourront encore l'attendre, si ces éphèbes arrogants ne venaient jamais à admettre que Dragomir avait payé le tribut du sang. Parce qu'il saignait le gamin, ses gencives martelées amenant le carmin à ses lippes retroussées.
Les poings levés, prêt à recevoir une nouvelle dérouillée, il toisait du regard ces seigneurs de petitesse qu’il osait déranger. La carne frissonnante, le regard trouble, il sentit une paire de mains le rattraper avant même de prendre conscience de la chute. Icare bercé par un soleil magnanime, s’offrant aux flots incertains d’une mer dont il n’osait prononcer le nom, ses prunelles rencontrèrent le rivage de ses cils avant de contempler l’ampleur de sa personne. Son nom était une brûlure qu’il ne pouvait apaiser. « Je n'ai pas besoin d'aide. » Sa voix s’était faite violence, son rocailleux peinant à gronder au milieu de son buste. Le Kuryakin ressemblait à un louveteau glapissant afin d'attirer l'attention d'une maîtresse indolente. Malgré cette langueur endolorissant ses membres, il s'éloigna de celle plus brûlante que l'astre qu'il fuyait une fois le jour tombé. Il était des poisons que lui même n'osait inoculer.
les nouveaux sauvages

Revenir en haut Aller en bas
BETWEEN GODS AND BEASTS
avatar
Yulia Nikolaïev
BETWEEN GODS AND BEASTS
HIVERS : : 25 y.o BRATVA : : SEVEROVITCH IMPOSTURE : : Prostituée ROUBLES : : 18 MÉFAITS : : 17 ID & GUEULE : : Lolita & Adelaïde Kane ERRANCE : : 20/10/2016
Dim 27 Nov - 12:23
____________________________________________


a thousand silhouettes dancing on my chest
Dragomir & Yulia


Une nuit de plus au palmarès de tes nuits de stupre. Tu as repoussé avec dédain ce vieil indécent qui puait l’alcool alors que sa main se posait sur l’arrondi frémissant de ta cuisse que la dentelle de tes bas ouvragés recouvrait avec délicatesse. Tu n’es pas de celles que l’on peut s’offrir à son bon plaisir et qui n’ont mot à dire. Tu choisis ceux qui se perdent dans tes bras presque autant qu’ils ne te choisissent. Principe idiot de princesse capricieuse que tu fais respecter d’une main de fer dans une peau de soie. Les habitués savent qu’il n’est guère bon d’agacer la Nikolaïev, parce que ses regards sont furibonds, mais ses réactions se font explosion de haine et de rage, et si on n’écoute pas tes caprices, alors il suffit de quelques mots à un patron qui se perd trop souvent entre tes cuisses pour qu’on vienne te défendre, et que le carmin vienne teinter les mains de celui à qui l’on aura confié cette basse besogne. La main est revenue se plaquer avec ignominie plus haut, sur l'intérieur du membre frais et échaudé, et cette fois, les doigts délicats ornés de leurs vernis rouge sont venus se fracasser sur les os de la mâchoire, déformant le masque assuré de l’homme qui se pensait roi des rois. Une seconde à peine et tes serviteurs se pressaient déjà autour de toi pour venir défendre l’honneur d’une poupée de joie. On embrassa ta cuisse pour faire disparaître les traces du supplice, on caressa ta joue pour faire voler les airs perdus de la biche qui se joue des hommes, on déposa quelques billets dans ton décolleté pour apaiser les maux de la petite princesse brisée.


Les grands yeux sombres du monstre vêtu de noirs sont venus se plantés dans tes pupilles d’enfant maudites, femme dont on ignore quel âge elle a, et pour combien de pièces on peut s’ l’offrir. Un signe de tête et tu as baissé la tienne, pour te faufiler, gracile petite biche qui disparaît derrière la lourde porte de bois, à l’abris des yeux inquisiteurs des clients. Il n’est pas encore là, mais tu connais ton rôle, chaque ligne de dialogue est inscrite à travers ton esprit, presque marquées à même la peau. Le fou entre en scène et déjà, la reine est nue, offerte en pâture aux crocs acérés du loups assassin. Il ne prend pas la peine de prononcer les syllabes de ton patronyme, le monstre est bien au dessus de ça, et c’est toi qu’il préfère, toujours, à chaque fois. Pas un mot ne s’échappe de ta gorge. C’est là toute la complexité de ce rôle. Sa main vient caresser l’arrondi délicat d’un sein indécent avant de venir y déposer une claque vulgaire qui fait se serrer tes dents, et fondre la pogne sur ta gorge qui se crispe sous l’imposante prise. - Trop rose. Trop fraîche. Trop vivante. Quand comprendras-tu petite conne? Les mots claquent, et les yeux restent clos, fermés à la violence du spectacle scandaleux qui se joue sur une scène sans public. Tu déglutis avec difficulté sous le majeur ferme, alors que l’index menace vulgairement la courbe frêle de ta gorge pâle. L’air peine à entrer, il ressort en poison monoxydé sans se frayer de chemin jusqu’aux organes en peine. La gifle l’a excité, le monstre a faim, et il te préfère gisante, Juliette malheureuse morte d’amour pour un Roméo disparu.


Incapable de dire combien de temps le supplice avait duré, tu enfiles tes atours sans peine, les yeux fuyant le regard. Tes doigts se faufilent dans la petite trousse rose ornée de petits motifs un peu trop enfantins, et viennent chercher l’éponge qui se mêlant aux artifices vient lentement dissimuler la marque des imposantes paluches sur ta gorge aux allures virginales. Tu sors de l’antre du monstre, le laissant endormi et repu derrière toi, les cheveux désordonnés, sublime dans ton imperfection de catin. Tu cherches du regard les clients, observe avec un soupçon de caponnerie les mains qui cherchent à se perdre. Tu n’as pas peur des soupirants, mais l’animal te transforme toujours en une biche fragile et rougissante. Personne n’a remarqué la disparition de la princesse et tes sourires reviennent étirer tes lippes sans faiblir. Frémissante, tu finis par t’extraire au brouhaha de la salle. Le patron dort et ne viendra pas te quérir dehors. Tes yeux percutent violemment une silhouette sur le perron de l’Ekphrasis et ton coeur se serre violemment en voyant le gamin aux yeux d’or défaillir. Le loup ne l’a pas dévoré lui, mais le charmant poupon essaie de se faire bête là où il n’est que louveteau et alors que tu le vois défaillir, tes mains gantées viennent quérir ses épaules pour le retenir dans sa chute.
Les iris chaudes viennent cueillir l’absence des siennes, et les cils battent doucement, dans la même délicatesse que ta main qui vient effleurer ses lèvres, cueillir une goutte de carmin pour la porter entre les tiennes, vampire assoiffée de sa jeunesse et de sa beauté, le Kuryakin sera tien et tu détestes qu’on résiste à tes caprices. « Je n'ai pas besoin d'aide. » Déjà il se redresse et s’éloigne. Tu le rattrapes, ta main se refermant fermement sur son poignet pour lui faire face. Un éclat de rire vient retrousser ta bouche, fourreau orné de d’un rose délicat parfumé de rose et de mûre, que tu viens impudemment coller sur ses lippes gorgées de sang. Ta langue lape le liquide ferreux alors que tu lui souris finalement: « Je ne suis pas douée pour aider les gens.  Ramène moi chez moi. Il fait trop froid. » Exigeante capricieuse aux allures d’enfant sage, déjà ton épaule roule pour se frayer une place contre la sienne.

Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
 
a thousand silhouettes dancing on my chest (yulia)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LES NOUVEAUX SAUVAGES.  :: LIEUX NORD-
Sauter vers: